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Reprise d’une bijouterie-horlogerie

C’est le projet d’Estelle Mosack qui reprend la Bijouterie Descamps à Nérac, près d’Agen. La réussite de cette reprise montrerait, une fois de plus, que la passion pour ce métier est un élément essentiel du succès.

L’Officiel Horlogerie & Bijouterie : Qu’est-ce qui a motivé votre projet ?
Estelle Mosack : Je travaillais depuis 6 ans comme vendeuse en bijouterie quand j’ai rencontré Philippe et Cathy Descamps qui, bientôt en retraite, souhaitaient céder leur boutique de bijouterie-horlogerie et un atelier de réparation. Dans ce dernier, j’y ai vu la possibilité de prolonger la relation client, de la réhumaniser, en proposant une aide qui dépasse l’achat ponctuel. Ici le client est certain de trouver une personne physique qui pourra suivre et intervenir en cas de problème après l’achat. Par ailleurs, je vis depuis de nombreuses années à Nérac, petite ville de 7000 habitants et avec cette reprise d’un magasin en centre-ville, je collabore au maintien des commerces au coeur de la ville.
L’OHB : Vous ne semblez pas craindre la concurrence d’Internet ou des grandes enseignes autour de vous ?
E. M. : La Bijouterie Descamps propose un choix de produits assez large pour que chaque client local trouve le bijou susceptible de lui plaire. Des bijoux en or 18 et 9 carats, mais aussi en argent pour les petits budgets, des piercings pour les jeunes qui sont nombreux sur la commune où nous avons trois lycées, ainsi qu’une large gamme de montres… Et nos produits ne sont pas plus chers que ceux d’internet. De plus, l’atelier de réparation offre des services courants comme la mise à taille des bijoux, les gravures ou la réparation en petite horlogerie et de pendules. Pour ce dernier, nous avons une forte demande, mais Phillippe Descamps est encore là quatre ans, il va pouvoir me transmettre ses connaissances techniques. C’est justement parce que nous ne sommes pas seulement des vendeurs que nous pouvons fidéliser une clientèle et suivre son évolution, sa demande.

L’OHB : Quelle place donnerez-vous aux nouvelles technologies dans votre relation client réhumanisée ?
E. M. : Nous travaillons déjà beaucoup avec notre page Facebook pour présenter les nouveautés. Personnellement, je consulte souvent les pages des boutiques qui m’intéressent. En particulier, quand je cherche qui propose tel ou tel bijou et à quel prix. Donc, il faut que nos clients puissent découvrir nos produits sur le Net et ensuite les inciter à se rendre dans notre boutique. Là, nous disposons de temps pour les séduire, notre page Facebook est souvent le premier maillon d’une relation avec un nouveau client.
L’OHB : Étude de marché réalisée, plan de communication, un projet bien défini, du temps pour le finaliser, la passion du métier, tout est réuni pour que la reprise de ce petit commerce soit parfaitement possible, dans le contexte économique actuel. De quoi tordre le cou à tous les pessimistes qui pensent que le métier de détaillant n’a plus d’avenir.
Bonne chance Estelle ! M.T.