• IAGONA, le pack rentrée
  • Nouveau laser de soudure MS-3.5
  • Badeco, nouveau poste de polissage tout en un
  • MPULSE30
  • COUTELLIA
Face aux enjeux environnementaux, la lutte contre l’emballage qui pollue est officiellement déclarée. Dans un tel contexte, le packaging écoresponsable n’en finit plus de se développer et tant mieux ! Car outre ses qualités écologiques, il est aussi un atout intéressant pour le professionnel.

“Les horlogers-bijoutiers se sentent de plus en plus concernés par l’environnement. Aujourd’hui, ils sont nombreux à nous interroger sur l’impact réel de nos emballages dans la nature » observe Kévin Brousse, directeur général de la société de packaging Imcarvau fondée en 1947. Une remarque qui témoigne de l’intérêt grandissant de la profession pour les questions écologiques. « Les grandes marques de bijouterie-horlogerie ont été les premières à s’y intéresser » confirme même Fabrice Laporte, président de l’entreprise d’emballage Vipack.

Le vent en poupe

Pas étonnant donc que les industriels redoublent d’efforts afin de créer un packaging ecofriendly de sa conception jusqu’à son utilisation finale par le consommateur. Ainsi, les matières naturelles, recyclées et recyclables, sont souvent privilégiées. Le fabricant d’emballages sur mesure Les étuis Mirault propose aux professionnels des coussins pour bracelets, des plaquettes ou inserts à bijoux, des sacs, des pochettes en coton biologique, lin, chanvre et matières issues de déchets de plastiques et de fruits. « La sérigraphie sur le packaging est à base d’encre à l’eau sans solvant. Nos pochons, bourses ou sacs en tissu peuvent être réutilisés par la clientèle sous forme de trousses à maquillage, d’étuis à lunettes ou de housses de téléphone, par exemple » complète Pascale Germain, sa responsable commerciale. Boîtes, cartons, sacs… Vipack mise sur l’emballage papier/carton recyclé et recyclable. « Notre but est de limiter au maximum les rejets de CO2 dans l’atmosphère mais également de remplacer, dès que cela est possible, une matière synthétique par un composant naturel » ajoute Fabrice Laporte. Un socle en plastique sera ainsi remplacé par une base cartonnée. La mousse synthétique d’un écrin pourra, elle, être troquée contre une version à base de résine végétale. Même logique pour Imcarvau qui réalise plus de 80 % de ses écrins en carton recyclé. « Les 20 % restants concernent nos gammes luxe qui nécessitent une charnière acier et/ou une coque polymère. Pour cela, nous travaillons sur de nouvelles matières plastiques biosourcées fabriquées à partir d’algues ou nous utilisons des matériaux nobles comme le bois laqué certifié » précise Kévin Brousse. « Nous élaborons les étuis haut de gamme à partir de papier biodégradable composé de graines de fleurs. Et si nous avons besoin de le rendre très rigide, nous épaississons la matière » poursuit le dirigeant.

Un argument dans la communication

Le packaging écoresponsable protège l’environnement et permet d’opter pour des circuits de fabrication courts. 90 % des cotons utilisés par Les Étuis Mirault sont, par exemple, Made in France. « Ils sont traçables et de qualité, note Pascale Germain. C’est un gage de confiance pour nos clients ». Mais l’emballage vert est aussi un excellent argument marketing et l’assurance de renvoyer une belle image de sa boutique ou de sa marque. « Certains de nos clients HBJO nous demandent de mettre en avant les écolabels sur une des faces des sacs en papier ou dans le soufflet intérieur » ajoute Kevin Brousse. « Aujourd’hui, cette stratégie relève surtout des grandes marques ou boutiques haut de gamme. Le bijoutier-horloger traditionnel doit apprendre à communiquer davantage autour de ce type de packaging dans son magasin comme sur les réseaux sociaux » détaille Fabrice Laporte. Autre avantage, contrairement aux idées reçues, le packaging écoresponsable qui est aujourd’hui produit à plus grande échelle, n’est pas beaucoup plus cher que l’emballage traditionnel. « Il faut savoir qu’il y a toujours un produit correspondant au budget du client » affirme Pascale Germain. En plus, en limitant volontairement les dorures, effets créatifs ou traitements chimiques, les frais se réduisent… Naturellement ! S.E.