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Nous avons interviewé Andrew Coxon, le président du De Beers Institute of Diamonds de Londres, de passage à Paris fin septembre pour parler de ses projets et présenter des diamants de couleur exceptionnels.
L’Officiel Horlogerie & Bijouterie : Pouvez-vous présenter le De Beers Institute of Diamonds.

Andrew Coxon : L’objectif de l’Institut est de sélectionner les plus beaux diamants pour le groupe De Beers. Pour De Beers Diamond Jewellers, la marque de joaillerie de diamant que nous avons créée en 2001 avec LVMH, mon rôle est aussi de choisir les diamants de la plus belle qualité. Mais je me suis donné une autre mission : éduquer l’oeil du public.

L’OHB : Que voulez-vous dire ?

A. Coxon : Les diamants sont tous différents. Même lorsqu’ils ont rigoureusement le même certificat, ils possèdent une beauté, un charme qui les rend unique. Regardez ce diamant blanc de couleur V (présenté dans les salons de De Beers Diamond Jewellers ce jour-là), c’est une couleur inhabituelle en joaillerie. Il a une légère teinte jaune mais il est superbe et beaucoup moins cher qu’un diamant classé « Fancy Yellow ». Je veux apprendre aux femmes à voir la beauté de ces diamants que les laboratoires ne reconnaissent pas.

L’OHB : D’une façon générale, les diamants de couleur sont-ils de plus en plus rares ?

A. Coxon : L’offre reste stable et n’augmente pas alors que la demande explose, en Chine en particulier. De ce fait, les prix s’envolent, de 20 % en moyenne par an.

L’OHB : Pour les diamants incolores, trouve-t-on de nouvelles sources d’approvisionnement ? Les diamants sous l’océan par exemple, est-ce un mythe ou une réalité ?

A. Coxon : C’est une réalité. Nous avons cinq bateaux au large de la Namibie qui « minent » sous l’océan et continuons à investir dans ce domaine. Nous attendons d’ailleurs un nouveau bateau (coût estimé environ 100 millions de dollars). Les gemmes sont magnifiques. Le rendement est de l’ordre de 500 millions de dollars en valeur, ce qui est peu comparé aux 13.9 milliards de dollars que représente la production mondiale annuelle de diamants.

L’OHB : Le diamant synthétique vous paraît-il une menace sérieuse ?

A. Coxon : À l’heure actuelle, je pense que non. Ces diamants seront de moins en moins chers car tout le monde va en produire. La valeur d’investissement sera nulle. À terme, il y aura probablement 2 marchés parallèles, celui des « vrais » diamants et celui des synthétiques. Pour le rubis synthétique par exemple, le marché n’a pas du tout pris.

L’OHB : Le marché du diamant connaît un ralentissement inquiétant. Quelles actions allez-vous entreprendre pour le relancer ?

A. Coxon : C’est la DPA (Diamond Producers Association), dont la De Beers est membre avec d’autres grands acteurs du diamant, qui est en charge des actions marketing. Une campagne a été lancée avec pour slogan « Real is rare, real is a diamond » qui cible les jeunes générations. (Voir notre article sur la DPA P. 68)

L’OHB : Les diamants de la De Beers sont-ils gravés ?

A. Coxon : À partir de 0.25 cts, tous nos diamants ont une « micro dot », c’est-à-dire une gravure laser invisible située à l’intérieur du diamant, sous la table et non sur le rondiste. On ne peut donc pas l’effacer. C’est une signature, une garantie de traçabilité absolue en cas de vol ou de perte.I.H.

www.debeersgroupinstitute.com