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Action cœur de ville : opération sauvetage des centres-villes

A l’initiative de Jacques Mézard, Ministre de la Cohésion des Territoires, un plan gouvernemental de revitalisation des centres-villes baptisé « Action cœur de ville » a été mis en place.
A l’initiative de Jacques Mézard, Ministre de la Cohésion des Territoires, un plan gouvernemental de revitalisation des centres-villes baptisé « Action cœur de ville » a été mis en place.

Dans le plan « Action cœur de ville », plus de cinq milliards d’euros seront investis sur cinq ans dans 222 villes de taille moyenne. Les fonds proviendront essentiellement de la Caisse des dépôts en fonds propres (1 milliard), de prêts (700 000 €), d’Action logement (1,5 milliard €). Et de l’Agence nationale de l’habitat (1,2 milliard €). Ils seront destinés à redonner une dynamique humaine et commerciale aux centres-villes quasi désertés.

Double ambition

Le plan « Action cœur de ville » répond à une double ambition. Améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter leur rôle de moteur de développement du territoire. Le gouvernement affirme vouloir « faciliter et soutenir le travail des collectivités locales ; inciter les acteurs du logement, du commerce et de l’urbanisme à réinvestir les centres-villes. Et favoriser le maintien ou l’implantation d’activités en cœur de ville “.

Les villes moyennes de 30 000 à 50 000 habitants totalisent 23 % de la population et 26 % de l’emploi. Toutes sont confrontées, à des degrés divers, à des difficultés sociales. Dans 86 % des cas, elles ont un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. Ce sont aussi ces villes qui subissent le taux de locaux commerciaux vacants le plus important. Parmi les villes sélectionnées, on trouve entre autres Douai, Lorient, Troyes… Colmar, Limoges, Mont-de-Marsan, Avignon ou encore Perpignan. Les chiffres donnés par PROCOS, la Fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé, sont alarmants.

De multiples causes

En 2016, 108 communes dépassaient un taux de vacance de 10 % dans leur centre-ville alors qu’elles n’étaient que 21 en 2001. En cause certainement, le trop-plein de centres commerciaux, la concurrence du e-commerce et le manque d’attractivité des boutiques.

Les marques de luxe parlent de plus en plus de « l’expérience client », l’élément crucial de leur stratégie commerciale. Il faut que le client ait une bonne raison de se déplacer en boutique, même dans le luxe. Rendre agréable et ludique l’acte d’achat a même un nom ; le retailtainment, néologisme qui combine retail (commerce) et entertainment (divertissement, loisirs) et il a le vent en poupe dans le secteur. I.H.

www.entreprises.gouv.fr/coeur-de-ville