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L’HORLOGERIE UN SECTEUR EN PLEINE ÉMULATION

L’horlogerie française se diversifie. Les marques éclosent, profitant des avancées technologiques et des nouveaux modes de commercialisation. Une émulation qui correspond à l’époque.
L’horlogerie française se diversifie. Les marques éclosent, profitant des avancées technologiques et des nouveaux modes de commercialisation. Une émulation qui correspond à l’époque.

Depuis les années 2 000, des secteurs d’activité comme ceux de l’optique, du textile ou même de la bière artisanale ont vu la création de nouvelles entreprises implantées sur le territoire français, de taille plus ou moins modestes mais toutes dynamiques et inventives. Et de nouveaux marchés de niche ont vu le jour. Cette évolution est aussi à l’œuvre dans l’horlogerie, portée par de nouvelles marques nées ces dernières années.

Il s’agit de petits fabricants français riches d’initiatives et de créativité. Les Partisanes, Réservoir, Fugue, Baltic, Charlie Paris, Routine etc., toutes jouent la carte du made in France. Et répondent ainsi à une demande en quête d’authenticité, d’indépendance et de qualité. Ce phénomène se traduit dans les chiffres. La production française d’horlogerie est en pleine croissance.

D’après les derniers résultats publiés par Francéclat, la production française en 2018 a fait un bond de 12 % par rapport à 2017. Cette croissance représente un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros dont 55 millions d’euros pour le secteur des montres, 94 millions pour les bracelets en cuir et 137 millions pour les composants.

La fabrication des montres mécaniques en France a augmenté de 30 % en valeur et de 36 % en volume. En revanche, 12 % de la production de parties de boîtes de montres sont toujours sous-traitées en Suisse. On compte désormais 76 entreprises (74 en 2017) horlogères qui emploient, en 2018, 2 830 salariés.

La majorité de ces entreprises sont implantées en Bourgogne- Franche-Comté (47). Et ce sont les montres mécaniques qui tiennent le marché avec une hausse de 36 % de la production. Ces dernières sont vendues au prix moyen de 629 euros, représentant un chiffre d’affaires de 13,6 millions d’euros. Pas de quoi cependant inquiéter la production suisse de montres qui représente 78,5 % des produits en valeur (6,6 % de la consommation). J. F.

Source : Ecostat Actualités statistiques – FRANCÉCLAT – AVRIL 2019 – N°185

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