L’étanchéité est mesurée selon deux normes : l’ISO 22810 pour les montres standards et l’ISO 6425 pour les montres de plongée

« ATM » (atmosphère) est un terme qu’on entend très souvent dans l’univers horloger. Si la définition paraît on ne peut plus simple (1 ATM=1 bar de pression), ces trois lettres cachent une réalité beaucoup plus complexe. Plongeons dans les profondeurs de l’étanchéité horlogère.

 

« ATM » est l’abréviation d’« atmosphère », soit l’une des unités utilisées pour mesurer l’étanchéité d’une montre. Néanmoins, le bar est aussi utilisé à la place d’ATM dans les descriptifs. Ces deux unités indiquent une pression, convertible en mètres. Ainsi, 1 ATM équivaut à 1 bar, ce qui représente une immersion à 10 mètres.

A priori, la chose paraît simple. Sauf que le concept même d’étanchéité fait l’objet d’un débat sans fin au sein de la communauté des amateurs de montres. Ces derniers, inquiets à l’idée d’infliger des dégâts irréversibles à leurs garde-temps, n’osent parfois même pas s’approcher d’un robinet. Alors, peur légitime ou bonne excuse pour ne pas faire la vaisselle ?

L’étanchéité

L’étanchéité est mesurée selon deux normes : l’ISO 22810 pour les montres standards et l’ISO 6425 pour les montres de plongée. Certains reprochent à ces protocoles d’effectuer des tests en immersion statique. Or, il est rare que le nageur reste immobile. L’eau elle-même est en mouvement. Il faut ainsi compter 2 bars de pression pour un simple jet d’eau.

De plus, l’étanchéité n’est pas garantie à vie : les joints peuvent être endommagés (par l’usure, le sel ou… le parfum) ou être mal remis lors d’un remontage hasardeux. À cet égard la couronne est un point particulièrement sensible, d’où la création de la « couronne vissée » qui fera la renommée du modèle Oyster, la bien-nommée « huître » de Rolex.

 

La fiabilité de cette montre fut prouvée en 1927 par Mercedes Gleitze lors de sa traversée de la Manche à la nage. Rolex offrit le modèle à la sportive et c’est cet exemplaire qui fut vendu en novembre à Genève pour plus de 1,7 million de dollars. Alors le nouveau propriétaire du modèle osera-t-il réitérer, montre au poignet, l’exploit de la nageuse anglaise ? Rien n’est moins sûr. La somme déboursée pour acheter la montre devrait même doucher toute envie de risquer une trempette avec.

L.B.