Du 16 au 19 juin, Genève a accueilli la 24e édition du salon EPHJ. Avec 776 exposants issus de 18 pays, l’événement dédié à la haute précision a confirmé le rôle central de l’innovation dans les secteurs de l’horlogerie, de la joaillerie et des micro-technologies.
« Malgré le contexte exceptionnel lié au sommet du G7 organisé à Évian (du 15 au 17 juin), nous avons tenu à assurer notre salon dans les meilleures conditions professionnelles. Nous avons ainsi accueilli cette année 776 exposants venus de 18 pays et avons réussi notre pari en enregistrant 20 000 visiteurs professionnels », explique le directeur de l’EPHJ, Alexandre Catton.
EPHJ organise son « G7 horloger »
Avec un clin d’oeil au G7 d’Evian, le salon EPHJ a réuni les fédérations horlogères du monde entier pour faire un état des lieux du marché international, tant au niveau de la production que de la consommation. Suisse, France, Chine, Japon, Italie, Allemagne, Inde (pays en pleine accélération au niveau de sa demande) : chaque nation a donné les grandes tendances de son territoire horloger.
Tandis que la France a fait état d’une progression de 3 à 7 % des ventes de montres françaises sur les cinq dernières années, l’Italie a évoqué le développement d’un certain nombre de micro-marques. De son côté l’Allemagne, qui propose peu de marques, a enregistré sur son segment haut de gamme une progression de 7 % en 2025. Globalement, on assiste à une fragmentation de l’offre internationale avec une démultiplication des maisons. Mais la Suisse reste une icône de savoir-faire horloger et un gage de qualité dans l’esprit du consommateur local comme étranger.
Des innovations invisibles au service du consommateur
Parmi les nouveautés qui ont été présentées, retenons deux exemples. – La « bague 4 saisons » par Precipro : une innovation discrète permettant une adaptation aux variations naturelles du corps. « Nous sommes partis d’un usage très concret, vécu quotidiennement par des millions de personnes », explique Matthieu Arbelet, directeur de Precipro (Groupe Acrotec).
La société a ainsi développé la « bague 4 saisons », dotée d’un système offrant deux tailles en une seule sans altérer l’esthétique du bijou. – Et l’or allégé par Gecoh-Régence. Sur un marché où le prix de l’or pèse de plus en plus lourd sur les coûts de production, Gecoh-Régence a présenté une solution novatrice pour les marques qui souhaitent maintenir une offre en métaux précieux compétitive. L’entreprise a fait valoir «un or allégé qui permet de conserver toute la noblesse de l’or massif, tout en réduisant significativement la quantité de matière utilisée ».
La Bourgogne-Franche-Comté au salon
Parallèlement, la région Bourgogne- Franche-Comté (BFC) s’est offert une belle vitrine sur le salon avec un pavillon soutenu par la Chambre de Commerce et d’Industrie BFC, en partenariat avec l’Agence économique régionale (AER). Rappelant que cette région « est historiquement stratégique pour le déploiement des savoir-faire français en matière de sous-traitance horlogère et joaillière », Eloïse Peyrafort, chef de projet luxe et savoir-faire d’exception chez AER-BFC, en a profité pour rappeler la présence en BFC de 450 entreprises dédiées à la filière luxe, soit 15 000 employés, 1 000 artisans d’art et 110 sociétés labellisées « Entreprises du Patrimoine Vivant », gage de dynamisme aussi dans l’innovation.
Sur le salon, le pavillon présentait neuf acteurs de cette sous-traitance industrielle à forte valeur ajoutée. Pour la future édition 2027, Alexandre Catton annonce déjà que « l’équipe du salon restera la même, mais l’événement s’appuiera sur l’infrastructure et le potentiel, notamment en matière de déploiement, des outils numériques de Easyfairs (propriétaire du salon depuis juin 2025) ».
F.G.





