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Sous l’impulsion de Francéclat, la troisième édition du Club Horlogerie, qui réunit les maisons horlogères françaises et les passionnés de montres, s’est consacrée au volet économique de la filière dont la bonne santé est impressionnante, avec des chiffres de production et des résultats de vente excellents.

En 2022, les ventes en France de montres et de bijoux ont augmenté de 21 % par rapport à 2021, avec une envolée de 40 % pour la haute horlogerie et de 48 % pour la haute joaillerie, tandis que les maisons de la place Vendôme affichent une progression des ventes qui fait rêver de 62 %. Peut-être sous l’effet d’un retour à la normale salutaire, après une crise sanitaire sans précédent, l’ensemble de la profession de l’horlogerie bijouterie a réalisé une année 2022 exceptionnelle, des commerces spécialisés, indépendants ou non, aux grands magasins, aux bijoutiers de centre ville ou de centre commercial sans oublier les artisans. Seules les ventes à distance ont régressé de 7 %, indiquant ainsi l’importance accordée au contact humain et à l’environnement dans le monde du luxe. Autre chiffre astronomique : 2,355 milliards d’euros de montres ont été vendues sur l’année glissante à fin septembre 2022. Ce chiffre assez impressionnant, confirme la bonne santé d’un secteur qui suscite les passions et reste dominé par un engouement généralisé.

Les nouvelles habitudes des consommateurs

Le monde évolue, et les habitudes comme le profil des consommateurs ont changé, transformant et recalibrant le marché à l’aune des nouvelles envies des clients.

– Le marché d’occasion, longtemps considéré comme secondaire, explose aujourd’hui. Selon une étude du cabinet Deloitte, le marché des montres d’occasion pourrait atteindre 35 milliards d’euros d’ici 2030. Devant les prix des belles montres, l’alternative d’un achat d’occasion est désormais entrée dans les mœurs.

– Le e-commerce a pris une place de choix dans la distribution. Il devrait augmenter de 30 % d’ici 2030, cependant les ventes classiques resteront prédominantes, au moins au cours des prochaines années. La nouvelle génération apprécie les achats coups de cœur en ligne, mais la rencontre avec un spécialiste et le produit restent une expérience unique et très appréciée.

– Le marché américain s’impose comme le marché le plus important pour l’industrie horlogère de luxe, donc essentiellement suisse.

– La durabilité. Entre l’image de marque et la durabilité, les consommateurs se répartissent à parts égales, et achètent par passion pour une marque ou par résonance avec son engagement écoresponsable.

– Le luxe investissement. 23 % des consommateurs achètent une montre pour investir ou la revendre. Mais une vente est majoritairement suivie d’un nouvel achat.

– L’avenir au féminin. 44 % des femmes préfèrent les montres féminines en termes de design, contre 26 % qui privilégient les options unisexes. Devant ce constat, les marques horlogères travaillent à développer le segment féminin, qui reste cependant un peu en retrait par rapport au marché masculin.

– Le métavers. Devant l’engouement pour ce nouveau segment, 57 % des marques prévoient de lancer des NFT au cours de la prochaine année. Même si ce sujet participe encore de la science fiction, il prend de plus en plus d’ampleur, notamment dans les jeunes générations.

– Les nouveaux consommateurs. Très à l’aise avec le monde digital, les jeunes entrants préfèrent acheter en ligne, avec une prédilection pour les montres d’occasion, en raison des prix et de la durabilité.

La production française en horlogerie et bijouterie

Avec une production française de montres et de bijoux qui s’élève à 5 milliards d’euros HT, affichant une progression de 29 % par rapport à 2021, la France affiche sa bonne santé et la reconnaissance mondiale d’un savoir-faire. Le succès de 2022 a ouvert la voie vers de nouveaux modes de consommation, de nouvelles habitudes qui s’appuient cependant sur la passion du beau et de l’excellence. N.K.