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Economie en bref

Le cabinet Bain & Company a actualisé son étude sur le luxe mondial en partenariat avec la fondation italienne Altagamma, principale association professionnelle de l’industrie italienne des produits du luxe. Le marché mondial des produits de luxe a connu une croissance de 4 % en 2016, dépassant les 1 000 milliards d’€, essentiellement grâce à l’automobile de luxe. Les secteurs les plus porteurs sont les voyages de luxe, la gastronomie, le vin et les beaux-arts. Le secteur des PLG (Personal Luxury Goods, c’est-à-dire la catégorie des produits de luxe que l’on porte sur soi, parfums, mode, accessoires, horlogerie-bijouterie…) stagne pour la première fois, a analysé Bain & Co, après une hausse moyenne de 7 % par an depuis 2010. En France, le climat d’insécurité lié aux attentats a été décisif pour inciter les touristes étrangers à changer de destination. Dans certains pays comme les USA, les voyages à destination d’une France « en état d’urgence » ne sont plus assurés. Les chiffres sont cependant encourageants à terme et le marché des PLG pourrait repartir sur un rythme de 3 à 4 % de croissance entre 2017 et 2020, essentiellement porté par le marché américain et les classes moyennes de l’Asie du Sud-Est. Détail de l’analyse sur le site de Bain & Company.

Le marché du diamant a décliné de 2 % en 2016 après avoir augmenté de 3 % en 2015. Quant aux ventes mondiales de brut, elles auraient diminué de 24 %, entraînées par l’effondrement du marché des polis et taillés. Ce phénomène est dû à la baisse des ventes des retailers américains (-2 %), sur un marché qui est le n°1 dans le monde. Cependant, la période des fêtes de fin d’année sera cruciale pour confirmer ces chiffres. Quant aux jeunes générations, elles font l’objet d’une attention très particulière. Les enfants de la génération Z (nés entre 1995 et 2005) seront majoritairement impliqués dans la création de leur propre entreprise. La volonté d’autonomie et le sentiment de liberté seront à prendre en compte dans la façon de s’adresser à eux. La campagne de communication de la DPA pour le diamant en est une preuve. Mais d’après Gemfields, premier fournisseur mondial qualifié de « responsable » pour les rubis, émeraudes et améthystes, les jeunes générations s’intéressent de plus en plus aux pierres de couleur, pour des raisons économiques mais aussi pour créer une nouvelle tendance.

Le GIA certifie les diamants synthétiques depuis environ 10 ans mais avec des termes légèrement différents de ceux qu’il utilise pour les diamants naturels. Ainsi, pour désigner la couleur et la pureté des pierres, il donne une échelle de valeur au lieu d’un grade précis. Pour les couleurs D-E-F, le certificat du GIA mentionnera « colorless – incolore » et pour les couleurs G-H-I « near-colorless – quasi-incolore ». Pour la pureté, le GIA mentionnera VVS, VS, SI ou I sans autre précision. Le laboratoire explique cette distinction par le fait que ces diamants étant artificiellement conçus, la palette des couleurs est beaucoup moins large que dans la nature et qu’elle est souvent modifiée par traitement après production, dans le cas des CVD par exemple. Le GIA reconnaît que les gradations actuelles sont bien mieux adaptées aux diamants naturels, pour lesquels elles ont été conçues, mais n’envisage pas de changer son vocabulaire d’analyse.

Sources : Luxury Daily, Le Revenu, Bain & Co, Le Figaro, Rubel & Ménasché, National Jeweller