Du 29 septembre au 2 octobre, Micronora réunira à Besançon les professionnels des microtechniques et de la haute précision. L’édition 2026 mettra aussi en lumière les origines horlogères du salon, tandis que plusieurs démonstrations intéresseront directement les ateliers HBJO.
Avant de devenir un rendez-vous des microtechniques, Micronora était un salon horloger. Sa première édition s’est tenue à Besançon en 1949, sous le nom de Salon national de l’horlogerie et des industries comtoises. L’événement a ensuite intégré les techniques micromécaniques, puis élargi son champ à d’autres industries de précision. Cette trajectoire sera racontée dans l’exposition « Des savoir-faire horlogers aux technologies du futur », reconduite cette année dans une version renouvelée.
Le salon attend près de 750 exposants et marques représentées, ainsi que 15 000 visiteurs. Ces prévisions donnent la mesure d’un événement qui couvre toute la chaîne de fabrication : conception, machines, outillages, traitements de surface, sous-traitance et contrôle. Pour les professionnels de l’horlogerie et de la bijouterie, l’intérêt est de pouvoir examiner, en un même lieu, des solutions répondant à des problèmes précis d’atelier.
La mesure au plus près de la fabrication
Comment détecter un défaut avant qu’une série entière de pièces ne soit produite ? La question sera notamment illustrée par Kepler Loop, une innovation de Tornos Technologies France distinguée par un Micron d’Or aux Micronora Awards 2026. Intégré à la machine SwissNano 7, ce système mesure la géométrie de petites pièces en cours de production. Selon le dossier de presse, les données transmises à la commande permettent de repérer les dérives et de corriger automatiquement le processus.
Pour les fabricants de composants horlogers, un tel contrôle vise à limiter les rebuts et à sécuriser la régularité des pièces. Son intérêt dépendra toutefois des volumes fabriqués et des exigences propres à chaque production. Le salon permettra d’interroger les exposants sur ces conditions concrètes d’utilisation, au-delà des performances annoncées.
Le sablage robotisé à l’essai
Autre démonstration à suivre : celle de Francéclat et de Femto Engineering autour de la robotique appliquée à la bijouterie. Francéclat a mené une preuve de concept sur le sablage robotisé. L’objectif est d’étudier comment reproduire un geste avec régularité tout en réduisant la pénibilité de certaines opérations.
À Micronora, les visiteurs pourront découvrir ces travaux et tester une solution de téléopération robotisée. Le projet prévoit notamment l’apprentissage de mouvements au robot sans programmation. Pour un atelier de bijouterie, la question sera celle du résultat obtenu sur les pièces, puis de l’intégration d’un tel équipement dans son organisation. La démonstration constituera une occasion de confronter la technologie aux besoins du métier.
Des passerelles entre les secteurs
L’horlogerie et la bijouterie ne seront pas les seules industries représentées. Micronora accueille aussi des entreprises travaillant pour le médical, l’aéronautique ou l’électronique. Les contraintes diffèrent, mais certaines méthodes de fabrication ou de mesure peuvent susciter des échanges utiles entre secteurs.
Cette ouverture fait la particularité du rendez-vous bisontin. Un visiteur HBJO pourra y chercher un fournisseur, découvrir un procédé ou soumettre un problème technique à un spécialiste. L’exposition consacrée à l’horlogerie rappellera, en parallèle, le rôle joué par ce métier dans le développement des savoir-faire de précision de la région.






